BMW F700 et F800 GS : Une belle gradation

Par Alain Hoebeke

Non, il n’y a pas qu’une reine au royaume bavarois. A l’ombre de la 1200 GS, deux bécanes montrent qu’elles ne souffrent d’aucun complexe face la star de la gamme BMW

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Les F700 et F800 GS ont été renouvelées récemment, histoire de donner un coup de projecteur sur ces modèles qui méritent une attention toute particulière. Evidemment, le Belge préfère le « lourd » et s’oriente volontiers vers la 1200 GS reconnue pour ses qualités routières.
Mais si votre égo peut supporter le fait de descendre sous la barre des 100 ch, vous risquez de découvrir des environnements tout aussi agréables et moins onéreux.
Les nouveautés qui touchent les deux modèles sont essentiellement esthétiques. Un « faux » réservoir redessiné (le vrai est sous la selle), des coloris plus tendances, des packs d’équipements affinés, la petite touche qui remet au goût du jour cette moto toujours charpentée autour d’un cadre métallique et d’une suspension classique.
Dans les deux cas, le moteur est un bicylindres Rotax de 798 cc. La gestion de la cartographie lui permettra d’afficher tantôt 75 ch, tantôt 85 ch.
En fonction de votre taille, vous pouvez désormais porter votre choix sur 4 variantes sans supplément + une version surbaissée moyennant quelques euros. Cela donne une hauteur de selle qui varie de 765 à 860 mm pour la F700 GS et de 820 à 920 mm pour la F800 GS.
Le décor est planté. Il ne reste plus qu’à enfourcher nos deux machines. Avec ses 75 ch, la F700 que nous avons reçue en 835 mm et selle confort révèle de suite des qualités routières intéressantes. La stabilité longitudinale se double d’un excellent confort et la belle progressivité de la mécanique ne met pas en péril sa sobriété de bon aloi (5,6 l/100); une belle petite machine pour ceux qui considèrent le trail plus comme une moto agréable à utiliser sur la route qu’un engin qui doit impérativement parcourir les sentiers battus. Légère et maniable, elle se laissera apprivoiser en quelques tours de roues. Le coloris orange de notre machine d’essai s’accompagnait d’un pack style où les protège-mains étaient prévus. Pour le reste les packs Option Line (poignées chauffantes, béquille centrale, ordinateur de bord, support valises) et Safety (ASC, ESA, RDC (pression des pneus)) proposent de compléter cet ensemble selon votre humeur et l’état de votre portefeuille.
La F800 GS en 895 mm est une grande gazelle qui satisfera les plus nerveux. Même moteur mais comportement radicalement différent grâce à 10 ch de plus et une hauteur qui favorise la conduite off road. Plus nerveuse, plus réactive, la F800 est aussi légèrement plus agile et bénéficie en plus d’un pack Dynamic doté d’un mode off-road. La consommation moyenne va ici grimper au-dessus des 6l/100 mais en même temps, difficile de ne pas profiter d’un Rotax aussi généreux à tous les étages et de tous les petits chemins qui s’offrent à vous.
De la F700 GS à la 1200 GS, la gamme BMW offre donc une belle déclinaisons de trails qui permettent au plus grand nombre de trouver béquille à son pied en fonction de ses aspirations…et de ses moyens.

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MAXSYM 400i ABS : QUEL CONFORT!

IMG_20140617_085047Dans le segment des 400 cc, la bataille fait rage avec pratiquement une offre par constructeur. C’est normal, cette cylindrée intermédiaire offre pas mal de qualités. La cylindrée est suffisante pour aborder n’importe quel type de route et par ailleurs, le budget reste abordable et les frais consécutifs (carburant, assurance, entretien) maîtrisés. Ils ont donc de quoi tenter plus d’un navetteur. 

Par Alain Hoebeke

Et ici aussi, Sym sait se faire remarquer. Reconnu depuis pas mal de temps pour la qualité de ses produits, le constructeur taïwanais ne fait pas que du 125 cc. La gamme comporte déjà depuis un petit temps des « intermédiaires » dont le Maxsym 400 et accueille aujourd’hui un maxiscooter de 600 cc que nous essaierons un peu plus tard.
IMG_20140617_085154Avec une telle offre, le constructeur peut désormais attaquer tous les secteurs de marché. Et mettre en évidence sa personnalité, des traits de caractère que le Maxsym 400i ABS montre d’entrée de jeu. Un moteur souple et généreux qui ne démarre pas comme un avion mais offre une vélocité intéressante et se montre capable de belles performances. Un châssis rigoureux qui met le conducteur à l’aise sur un scooter qui sait tenir son rang sur les voies rapides et encaisse pas mal les irrégularités de nos bonnes vieilles routes belges. Un équipement généreux doté notamment d’un allumage automatique des feux et d’un mini-ordinateur de bord. Une ergonomie bien pensée où les rangements sont suffisants pour emporter autre chose que son casque et ses gants, y compris le sac à dos de tout bon navetteur.IMG_20140617_085208
Tout est dit. Le reste est à vivre. Bien à l’abri derrière une bulle et un carénage qui pense même à vous réchauffer le bas des jambes grâce à des ouïes d’aération placées au centre du tablier, vous profitez d’une selle ample et onctueuse qui vous installe déjà dans un confort de bon aloi pour attaquer la route. Pas de crainte à avoir à l’abord d’une courbe rapide ou sur une route mouillée, le châssis ne révèle aucune mauvaise surprise. Stable, rigoureux, il se montre à la hauteur de la tâche que vous allez lui confier.
Côté tempérament, les quelque 33 ch du mono-cylindres se libèrent avec onctuosité. Le moteur n’est pas le plus fougueux de la catégorie mais clairement ici aussi il répond à ce que vous êtes en droit d’attendre de lui. D’autant qu’il reste relativement sobre au final (4l /100 km).
Avec un prix de 5799 € pour la version dotée de l’ABS et une joli petit look, le Maxsym pointera inévitablement le bout de son nez dans le choix final si vous êtes à l’achat de ce type de machine.