HONDA AFRICA TWIN : RETOUR AUX SOURCES

Par Alain Hoebeke

L’Africa Twin a marqué l’histoire de la moto dans les années 90. Une époque où les trails éveillaient des rêves de contrées lointaines et de randonnées au long cours. Fiable, increvable, le gros trail de Honda a laissé beaucoup de bons souvenirs.
Il renaît aujourd’hui dans une version digne d’un nouveau millénaire sans pour autant renier ses origines. Grande roue de 21 pouces à l’avant, assise portée à 850 mm, c’est incontestablement une grande gazelle que vous avez sous les yeux. Pas trop d’électronique mais suffisamment pour gérer les excès d’enthousiasme avec les poignées d’accélérateur et de freins. Et surtout une boîte DCT (double embrayage automatique) qui va vite se montrer sous ses plus beaux atours sur cette machine grâce à des modes de conduite enthousiasmants (« D », 3 modes « Sport » et même un point « G » pour la conduite off-road). Enfin, un moteur bicylindres parallèle de 998 cc pour 95 ch. pour animer l’ensemble.
On vous emmène sur la route où la machine se révèle confortable et stable. Notre version dotée d’une bulle haute mettait bien à l’abri du vent et permettait de profiter amplement de l’onctuosité de la selle. Stable sur ses appuis autant qu’en ligne, l’Africa Twin se laisse appréhender en deux tours de roue. Mais c’est vrai que les longs débattements de la suspension (220 et 230 mm) et la garde au sol imposante donnent envie de sortir des sentiers battus. Même sans trop d’expérience, il y a moyen de se faire plaisir au guidon de cette machine. Après avoir pris la mesure des 240 kilos de l’engin en version DCT, vous profiterez d’une transmission qui ne demande aucune intervention et n’offre que du plaisir. Pas de cahots, pas de passage de rapport intempestif, si elle peut laisser dubitatif sur d’autres modèles, la boîte DCT donne à ce gros trail un agrément supplémentaire dont il serait dommage de se priver.
Si la gamme Honda vous offre des trails plus routiers comme le Crosstourer, aucune ne pourra rencontrer votre âme de baroudeur comme cette Africa Twin. Budget : 13.000 € + 1.000 € pour la boîte DCT et conso : 6l /100.

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Triumph : New Tiger Explorer et bien d’autres…

Chez Triumph, la Bonneville continue de faire l’actualité. Les T120 et T120 black utilisent une version inédite du bicylindres de 1200 cc, dans un châssis qui sent bon le « vintage » jusqu’au bout des pots d’échappement…tout en laissant une large part à la technologie moderne. ABS, ride by wire, antipatinage réglables et modes de conduite sont en effet au rendez-vous.

La « Street Twin » offre une version plus moderne de cette icône. Style dépouillé, jantes à bâtons et moteur plus léger (900 cc), elle n’en garde pas moins le charme du modèle d’origine revisité mais pas…égratigné pour l’occasion.
Plus rebelle, le « Scrambler » signe son identité au travers du positionnement haut de ses échappements chromés dégageant la vue sur son châssis. Il ne faut pas grand-chose de plus pour souligner son caractère de baroudeur mis en évidence par un bicylindres de 865 cc. Ici aussi technologie et néo-rétro font bon ménage. Les carburateurs « old school » abritent en effet une injection électronique.
Enfin, pour les puristes et les amateurs de « café racers » la Thruxton et la Thruxton R méritent le coup d’œil. Et il n’y a pas que les rétros positionnés sur les poignées qui donnent à ces motos un côté sport « so british » !
N’oublions pas la Speed Triple (S et R) revue et corrigées pour affronter le nouveau millésime. Tout en gardant des caractéristiques esthétiques fidèles au concept originel signé par un bloc à double optique dépouillé à l’avant, une suspension monobras et un couple d’échappement sous la selle, les roadsters de la marque britannique ont été repensés pour offrir non seulement des lignes encore plus accrocheuses mais aussi et encore un comportement plus acéré. Ici aussi la technologie vient au secours du 3 cylindres de 1050 cc pour permettre au pilote de profiter de sa machine sans trop d’angoisses mais que dire du soin apporté à la « mécanique » et au travail des pièces usinées comme les pontets de guidon par exemple ou encore les commandes de réglages de la suspension Ölhins dotant la version R
L’autre bonne nouvelle de Triumph, c’est la Tiger Explorer qui fait la part belle à la technologie embarquée. La gamme compte pas moins de 6 modèles dont 4 sont équipés d’une suspension semi-active permettant de régler le comportement de la machine en temps réels sur base de capteurs prenant en compte le tangage, le lacet, l’inclinaison et les accélérations verticale, longitudinale et latérale.
Evidemment, ceci complète une panoplie déjà particulièrement importante où les assistances à la traction et au freinage sont considérés commes des « acquis ».  En fonction de la version choisie, vous pourrez aussi bénéficier de 3 à 5 modes de conduite dont un totalement personnalisable.
Le trois cylindres de 1215 cc reste le capitaine de ce navire au long cours qui se dote également d’un bel équipement confort pour permettre au pilote et à son passages de profiter sans contrainte d’une balade à bord. Pare-brise réglable électriquement, bagagerie, protège-mains, poignées et selles chauffantes, régulateur de vitesse doteront les modèles les plus nantis

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Kawasaki dévoile sa Ninja H2R à Intermot

Envie de vous faire peur? De frissonner d’effroi à la lecture d’une fiche technique ou par un simple coup d’oeil sur le profil d’une bécane, on a ce qu’il vous faut.

Allez jeter un coup d’oeil sur le site http://www.kawasaki.be. On vous y présente la Ninja H2R qui dévoile aujourd’hui bien plus qu’une silhouette tapie dans l’ombre. Moteur 4 cylindres suralimenté dont la puissance maxi peut atteindre les 300 ch.

Et pour vous remettre, ne quittez pas le site sans avoir vu les nouvelles lignes des Versys 650 et 1000

MAXSYM 400i ABS : QUEL CONFORT!

IMG_20140617_085047Dans le segment des 400 cc, la bataille fait rage avec pratiquement une offre par constructeur. C’est normal, cette cylindrée intermédiaire offre pas mal de qualités. La cylindrée est suffisante pour aborder n’importe quel type de route et par ailleurs, le budget reste abordable et les frais consécutifs (carburant, assurance, entretien) maîtrisés. Ils ont donc de quoi tenter plus d’un navetteur. 

Par Alain Hoebeke

Et ici aussi, Sym sait se faire remarquer. Reconnu depuis pas mal de temps pour la qualité de ses produits, le constructeur taïwanais ne fait pas que du 125 cc. La gamme comporte déjà depuis un petit temps des « intermédiaires » dont le Maxsym 400 et accueille aujourd’hui un maxiscooter de 600 cc que nous essaierons un peu plus tard.
IMG_20140617_085154Avec une telle offre, le constructeur peut désormais attaquer tous les secteurs de marché. Et mettre en évidence sa personnalité, des traits de caractère que le Maxsym 400i ABS montre d’entrée de jeu. Un moteur souple et généreux qui ne démarre pas comme un avion mais offre une vélocité intéressante et se montre capable de belles performances. Un châssis rigoureux qui met le conducteur à l’aise sur un scooter qui sait tenir son rang sur les voies rapides et encaisse pas mal les irrégularités de nos bonnes vieilles routes belges. Un équipement généreux doté notamment d’un allumage automatique des feux et d’un mini-ordinateur de bord. Une ergonomie bien pensée où les rangements sont suffisants pour emporter autre chose que son casque et ses gants, y compris le sac à dos de tout bon navetteur.IMG_20140617_085208
Tout est dit. Le reste est à vivre. Bien à l’abri derrière une bulle et un carénage qui pense même à vous réchauffer le bas des jambes grâce à des ouïes d’aération placées au centre du tablier, vous profitez d’une selle ample et onctueuse qui vous installe déjà dans un confort de bon aloi pour attaquer la route. Pas de crainte à avoir à l’abord d’une courbe rapide ou sur une route mouillée, le châssis ne révèle aucune mauvaise surprise. Stable, rigoureux, il se montre à la hauteur de la tâche que vous allez lui confier.
Côté tempérament, les quelque 33 ch du mono-cylindres se libèrent avec onctuosité. Le moteur n’est pas le plus fougueux de la catégorie mais clairement ici aussi il répond à ce que vous êtes en droit d’attendre de lui. D’autant qu’il reste relativement sobre au final (4l /100 km).
Avec un prix de 5799 € pour la version dotée de l’ABS et une joli petit look, le Maxsym pointera inévitablement le bout de son nez dans le choix final si vous êtes à l’achat de ce type de machine.

Honda NC750 X et Integra S : pour 75 cc de plus…

Honda Integra SL’avènement d’un 750 cc a quelque peu remodelé l’offre de la gamme NC chez Honda. Au catalogue subsiste aujourd’hui les premières 700 cc mais dotées uniquement de la boîte DCT (Dual Clutch Transmission). Seule exception à la règle, l’Integra qui accueillait déjà uniquement le DCT et qui existe aujourd’hui uniquement en 750 cc. Vous avez suivi ?

Par Alain Hoebeke

Alors prenons la route pour redécouvrir une machine que Honda a voulue pratique et sans prise de tête. Pas de modification dans le look de la « X ». Le fait d’adopter un moteur un peu plus cossu ne l’empêche pas de garder une silhouette de baroudeuse assez réussie. Esthétique, avec ses jantes à bâtons et ses ailes de réservoir dont la couleur tranche avec le reste de la carrosserie, la NC750X conserve aussi son côté pratique. Souvenez-vous, il y a un logement à la place qui est habituellement dévolue au réservoir où vous pouvez mettre à l’abri votre casque intégral et vos gants.

Honda NC750 XPas de bouleversement esthétique non plus pour l’Intégra et c’est heureux. Celui-ci affiche toujours une silhouette équilibrée qui semble hésiter entre moto et scooter mais c’est un uniforme qui lui va comme un gant. Surtout quand il bénéficie de la finition « carbone » qui était celle de notre véhicule d’essai.

Au niveau transmission et freinage, l’une comme l’autre conservent les caractéristiques initiales ; la légère augmentation de potentiel ne nécessitant pas de gros changements.

Enfin, on insistera également sur le fait que Honda a surtout voulu préserver une certaine philosophie de conception. Le 750 cc affiche peut-être un peu plus de punch (55 ch au lieu de 47) il reste centré sur l’exploitation du couple (68 Nm au lieu de 60 Nm). Sur la « X » la boite longue met bien en évidence ce caractère spécifique. Le moteur offre moins de vivacité dans ses montées en régime que la plupart de ses concurrents mais l’objectif du constructeur reste atteint. Offrir une bécane qui se faufile dans la circulation sur un filet de gaz ; une moto qui vous encourage à une conduite onctueuse tout en préservant une moyenne plus qu’honnête.

Honda NC750 XEt tout cela sans avoir l’impression de vous prendre la tête ou de vous battre pour maintenir la cadence. Si on peut la trouver paresseuse lors des premiers kilomètres, il ne faut donc pas très longtemps pour s’apercevoir que la NC750 est avant tout efficace et correspond généralement aux besoins auxquels les motards sont confrontés. Mais vous l’aurez compris, grands nerveux s’abstenir !

Le bilan est identique pour l’Integra qui profite ici du DCT pour vous ôter en plus le souci du passage des vitesses. Deux modes (D ou Sport) et l’opportunité de passer en manuel. Ici aussi on est loin des transmissions à courroie. Le système répond au doigt et à l’œil et ne souffre aucune perte dans les accélérations.

C’est sans doute cette conception qui permet aux deux bécanes de réaliser des records de sobriété : à peine plus de 3,5 l/100 pour les deux machines au terme de nos essais d’une semaine réalisés en parcours mixte (40% nationales ; 30% autoroute ; 30% ville). Ajoutez à cela un intervalle d’entretien porté à 12.000 Km pour la « X » et vous obtenez une maître achat dans la catégorie. Mais attention, plus la même catégorie. Si la NC700 est accessible aux permis A2, le ¾ de litre nécessite un permis A.

Un dernier conseil pour terminer : avant d’en acheter une, un essai s’impose pour éviter toute déception, d’autant que les prix d’achat sont aujourd’hui plus proches que jamais d’offres d’autres constructeurs mais il y a de grandes chances pour que vous vous laissiez séduire par l’une ou par l’autre en quelques kilomètres seulement.

Honda NC750 X

Kawasaki J 300 : Kawa se met au scooter !

Kawasaki J300Kawasaki en a étonné plus d’un en présentant un scooter dans sa gamme et en annonçant par ailleurs que celui-ci venait en droite ligne de la gamme Kymco.

Par Alain Hoebeke

Et pourtant, rien d’étonnant à ce que Kawa s’intéresse à un marché en pleine expansion. Ce modèle étoffe son entrée de gamme et lui permet de toucher et fidéliser une clientèle qui lui était jusque là inaccessible.

Par ailleurs, Kymco est aujourd’hui reconnu comme un constructeur rigoureux dont les produits affichent à la fois de belles qualités dynamiques et une fiabilité honorable.

Pas de gêne dès lors à trouver un deal ponctuel pour abréger les délais de développement en allant chercher chez ce concurrent une plateforme que Kawasaki n’avait plus qu’à peaufiner.

La base est donc celle d’un Dink Street 300 ABS dont vous avez pu découvrir l’essai ici-même il y a un petit temps déjà. Pour rappel, il nous avait laissé une belle impression de « punch » et de Kawasaki J300comportement routier particulièrement abouti.

On retrouve évidemment les mêmes caractéristiques sur le Kawasaki qui profite toutefois d’une nouvelle cartographie moteur pour offrir une délivrance de la puissance plus homogène. Ca pousse ! C’est rageur…mais juste ce qu’il faut. Et la nouvelle courbe de couple met mieux en valeur les reprises à bas et moyen régimes.

Inutile de vous dire que tous les accès routiers vous sont ouverts, depuis les petites routes de campagnes où l’on se balade sur un filet de gaz jusqu’à l’autoroute où tenir la vitesse limite autorisée ne pose pas le moindre souci.

Autre spécificité du Kawasaki, un confort accru grâce à une suspension arrière revue qui se veut plus progressive et une selle plus moëlleuse. Malheureusement, pour ce dernier point, la médaille à un revers : le compartiment sous la selle est un peu moins généreux et ne peut abriter un intégral traditionnel.

Kawasaki J300Pour le reste, le J300 offre du plaisir à tous les étages. Esthétiquement réussi dans sa filiation avec la gamme Kawasaki, il bénéficie d’un équipement plus que correct et surtout d’un comportement routier et d’un freinage au-dessus de tout soupçon. Si l’on excepte, la réaction un peu trop rapide de l’ABS et l’absence de freinage combine ou la rigidité à la torsion longitudinale à vive allure sur les revêtements les plus dégradés, la rigueur du châssis n’est jamais prise en défaut

Voilà donc un bel outil pour appréhender des déplacements extra-urbains pour un budget relativement modéré (5.099 €)

Moteur : monocylindre, 28 ch à 6250 t/m

Suspension : fourche (37mm) à l’avant et 2 amortisseurs à l’arrière

Freins : AV : disque (260 mm) étrier 2 pistons ; AR : disque (240 mm) étrier 2 pistons ; ABS ; pas de freinage combiné av-ar.

Poids : 191 kg

Consommation : 4l/100 km

Kawasaki J300

Yamaha D’elight : mini-scooter et mini-prix

Yamaha D’elight 114 cc, pas un de plus ! On vous met tout de suite à l’aise face à ce petit scooter, si vous cherchez un engin capable de vous transporter de Namur à Bruxelles tous les jours, il vaut mieux chercher quelque chose de plus cossu !

Par Alain Hoebeke

Par contre, si vos besoins se limitent à de la mobilité urbaine et que vous appréciez un petit véhicule économique et sympa où la prise de tête n’est pas au catalogue, même pas en option, alors là, prenez le temps de lire cet article.

Léger (98 kg), un joli petit look rétro, bien fini avec une instrumentation de base mais quelques astuces intéressantes, le D’elight peut en effet rendre pas mal de services.

Ses 7,2 ch délivré à 7.000 t/m ne lui permettent pas d’assurer une moyenne suffisante sur voie rapide mais à part cela, il sait faire preuve de beaucoup de convivialité.

Parmi ses atouts, sa légèreté et son gabarit en font un véhicule hyper agile. Il se faufile partout, Yamaha D’elight se gare sur un coin de trottoir et se manœuvre presque comme un vélo. Son équipement mérite aussi une mention, déjà par sa qualité mais aussi par ses quelques côtés astucieux : le bouchon de réservoir est manipulé par l’intermédiaire du contacteur qui comprend par ailleurs un volet anti-effraction ; le crochet du tablier avant est bien positionné et permet d’y accrocher un sac à dos ; le plancher plat est relativement ample de même que la selle qui est également confortable ; des repose-pied escamotables et des poignées à l’arrière pour le passager complètent un ensemble bien caréné et plutôt agréable à vivre… en ville.

En effet, pour éviter les mauvaises surprises, il vaut mieux être prévenu de ses limites en termes de performances (90 km/h maxi) et aussi se méfier des réactions sur sol mouillé ! Autre petit point de sécurité qui mériterait d’être revu sur ce mini-scooter : les… « mini-rétros » pas vraiment efficaces .

Yamaha D’elight Enfin, dernier petit détail, prenez votre casque pour avec vous si vous faites un essai car le compartiment sous la selle (pourtant plutôt généreux) n’était pourtant pas suffisant pour accueillir les modèles « jet » que nous avions à la maison. Cela dit, au prix où il est vendu, cela devrait vous laisser suffisamment de budget pour acheter un nouveau casque qui s’intègre à merveille dans votre nouvelle acquisition.

Fiche technique :

Moteur : monocylindre 114 cc ; 7.2 ch à 7.000 t/m ; 7,6 Nm à 5500 t/m

Freins : av : disque et étrier 1 piston ; ar : tambour

Poids : 98 kg

Consommation : 2.9 l/100

Prix : 2.099 EUR

Yamaha D’elight