Yamaha tricity : une belle alternative urbaine

La catégorie des scooters à trois roues est trustée par Piaggio qui s’est installé en maître sur le secteur avec son MP3.
Le constructeur a eu la bonne idée de mettre au point ce système qui rassure les utilisateurs au freinage ou sur une éventuelle dérobade du train avant.
Par Alain Hoebeke

WP_20141023_004Pour tous ceux qui utilisent leur deux-roues régulièrement, c’est un plus qui évite pas mal de frayeurs dès que la météo tourne au vinaigre.
Mais voilà, tout a un prix et le budget demandé pour la mise sur la route d’un tel engin est comparable à celui d’une belle petite moto.
Quand Yamaha a présenté son tricity, inutile de vous dire que notre intérêt a été plus qu’émoustillé. Un trois roues pour 4000 euros, c’est une première.
Alors pas raison d’attendre la belle saison pour l’essayer…Surtout pas !
Doté de deux fourches disposées longitudinalement, le tricity est simple dans sa configuration comme dans sa finition. Il offre une silhouette aussi attrayante que compacte (longueur = 1905 mm) où les jantes à bâtons du train avant apportent un « plus » indéniable au niveau de design. Les grands formats pourront s’installer au guidon de l’engin sans trop de difficultés mais comprendront vite que la selle n’aime pas trop que vous dépassiez les 170 cm. Si vous êtes grand, elle aura tendance à vous projeter vers le tablier à chaque freinage. De plus, la petite bulle pourrait faire craindre un manque de protection contre le vent mais elles disparaîtront vite au vu des performances du petit 125 cc de 11ch seulement.WP_20141023_008
Disons-le tout de suite, pas question d’envisager des parcours autoroutiers avec un tel engin qui a du mal à tenir le 80 km/h réel sur nos voies rapides. Le tricity est donc plutôt taillé pour la ville. Dans ce cadre-là, il s’en sort particulièrement bien. Léger, il se manie instinctivement. La troisième roue n’alourdit pas son comportement même si on sent une certaine rétention au passage d’un appui à l’autre. De plus, aucune crainte à avoir au moment d’aborder les bordures citadines que vous aurez tendance à franchir pour trouver un petit coin de trottoir en guise de parking.WP_20141023_009
Côté finition, comme d’hab, Yamaha mérite une mention. Le tableau de bord est digital et offre même quelques fonctions d’ordinateur de bord. Tout fonctionne sans hésitation. Côté pratique, un crochet sur le tablier avant complètera avec bonheur une capacité d’emport limitée au compartiment sous la selle. Celui-ci pourra accueillir un mieux un casque jet.Enfin, avec une moyenne de 2,5 l/100, l’engin ne grèvera pas lourdement votre budget carburant.
Dans des conditions urbaines, le tricity est donc recommandable. Mais mieux vaut le laisser en ville. En dehors, son manque de performances peut vite devenir un véritable handicap.
Si le Tricity a été conçu pour amener sur la selle une clientèle féminine un peu « frileuse » à la conduite d’un deux roues, le pari est réussi. Mais clairement, ce n’est pas une alternative au roi du secteur qui a encore de beaux jours devant lui…

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